Le président Ben Bella fut le premier président de l’Algérie indépendante du 19 septembre 1962 au 19 juin 1965 date à laquelle il a été démis de ses fonctions à la faveur d’un coup d’Etat mené par son ministre de la défense d’alors Houari Boumediène qui est devenu président de la république.

Mr Ben Bella était emprisonné jusqu’à la mort en 1978 du président Boumediène auquel a succédé Chadli Ben Jedid qui le libère en 1980 mais le met en résidence surveillée jusqu’en 1981.

L’ex-président choisit alors de s’exiler en Suisse jusqu ‘en 1990 année de son retour en Algérie. Il tenta de relancer le Mouvement pour la Démocratie el Algérie (MDA) qu’il avait fondé en 1984 profitant de l’instauration du multipartisme né des balbutiements démocratiques qu’a connu l’Algérie suite aux événements d’octobre 1988 où des centaines de personnes sont descendus dans la rue. Par ces manifestations, la population voulait crier son ras-bol de la dégradation du niveau de vie après la chute des cours du brut, unique source de revenu dont disposait le pays.

L’aura révolutionnaire du président Ben Bella n’a pas profité à son nouveau parti auprès des Algériens dont l’immense majorité était des jeunes qui n’ont pas connu l’époque dont Ben Bella fut le symbole.

Le président défunt avait servi en tant que sous-officier dans l’armée française durant la deuxième guerre mondiale et s’était distingué à la bataille de Monte Cassino ce qui lui a valu une médaille militaire décernée par le Général de Gaulle. A la fin de la guerre, Ben Bella rejoint le mouvement nationaliste algérien ayant pour objectif l’indépendance de l’Algérie après plus d’un siècle de colonisation. Il fut emprisonné une première fois en mai 1950 pour la casse de la poste d’Oran et dont le but était de trouver des fonds pour financer l’Organisation Spéciale (OS) bras armé du parti du Peuple algérien.

Deux ans plus tard, l’ex-président s’évade de prison et choisit de rejoindre le Caire en mars 1952 soit quelques mois avant la révolution égyptienne menée par les Officiers Libres avec lesquels Ben Bella a tissé d’étroites relations qui ont été déterminantes dans le soutien sans faille de la nouvelle Egypte à la révolution algérienne déclenchée le 1er novembre 1954.

Le 22 octobre 1956, l’ex-président algérien fut un témoin du premier détournement d’avion qu’ait connu l’histoire, lorsque l’armée française a arraisonné l’avion qui menait Ben Bella et ses compagnons d’armes Mohamed Boudiaf, Mustapha Lachraf, Rabah Bitat ainsi que Mohamed Kidher du Maroc vers la Tunisie. Ben Bella est arrêté avec ses camarades et reste en prison jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962.